Ganguise et Montbel

Ganguise et Montbel

Lac de la Ganguise. Barrage de l’Estrade. Aude. Pêche aux leurres. Guide de pêche. Gros brochets. Lac de Montbel. Mise à l’eau de la Guinguette. Pêche en verticale.

Ganguise / Montbel

Avec Gino et Manu, Denis et Pierre, Jérémy

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J’ai terminé l’année 2018 en bien bonne compagnie. C’est à chaque fois un régal de retrouver Gino et Manu. Gino est déjà venu 4 fois en guidage avec moi, et Manu 3 fois. On commence donc à se connaître 🙂 Ça fait vraiment partie des grands bonheurs de mon métier que de pouvoir, comme ça, voir et revoir des pêcheurs au fil des années.

La saison d’hiver 2017-2018 n’est pas terminée, mais pour l’instant elle ne ressemble en rien à celle de la précédente (je parle là du lac de Montbel en particulier). En 2016-2017, avec le recul, on peut dire que la pêche a été facile!

Pour autant, sur le plan technique cette saison-ci nous oblige à aller chercher des solutions différentes. Et, quelque part, ça fait du bien de se remettre en question. Je pense que ça ne sera que du plus pour l’avenir.

Ainsi, ce 29 décembre, sur la Ganguise, nous avons pris ces jolies perches complètement en dehors des zones d’activités des poissons blancs. On ne trouvait aucune concentration de poissons dits « fourrages » (les pauvres…), mais une multitude de petits bancs décollés de 2 à 4 mètres du fond, sur toute une zone très très large, en dehors de laquelle c’était le désert.

Souvent, à la pêche, c’est tout simplement le pragmatisme qui paie. On a tourné longuement sur toutes ces zones sans enregistrer la moindre petite tape. Même pas le début d’un petit quelque chose. Avant cela, en tout début de journée, nous avions déjà passé une heure sur la meilleure zone des sessions passées, seul Manu avait pris une touche franche. Le premier poisson (première photo ci-dessus) on l’a pris sur un poste on ne peut plus marqué, mais avec une absence totale de poissons blancs autour. Et ce, après 3 bonnes heures de pêche.

Ça nous a incités à chercher un peu plus large sans se préoccuper trop des échos. Et, au final, c’est de cette manière qu’on a en quelque sorte sauvé notre journée.

C’est clair que ce n’était pas la pêche du siècle. Mais on aurait tout aussi bien pu finir bredouilles. Avec nos perches on était déjà contents mine de rien.

Je suis allé un peu vite dans les explications, sans rentrer trop dans les détails, mais on a eu une vraie logique de prospection tout au long de la journée, en éliminant des options au fur et à mesure de nos essais, pour finalement, la chance aidant probablement, trouver un début de solution.

Gino et Manu sont des pêcheurs, ils savent ce qu’est la pêche. Et d’ailleurs, dès le lendemain ils remettaient le couvert du bord. Des mordus 🙂

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Ce vendredi 5 janvier je recevais deux vedettes 🙂 Denis et Pierre. L’an passé on avait fait une pêche sympa en mode initiation (récit à lire ici). Depuis ils se sont entraînés comme des fous, nuit et jour, c’est à dire qu’en tout et pour tout je crois qu’ils ont fait… 2 sorties en barque (une de deux heures et l’autre de… bon là on ne racontera pas l’histoire du moteur qui tombe en rade, du retour à la rame et tout et tout :-))

La mise à l’eau de la Guinguette est désormais fonctionnelle, le niveau du lac est remonté très rapidement.

A telle point que l’eau est devenue jaune, comme une eau de rivière en crue. Il s’agit de celle de l’Hers-Vif qui a dû cracher bien fort, voyez les morceaux de bois partout à la surface sur la photo ci-dessous. Y’avait même un arbre déraciné à la dérive.

Ce jour-là la moitié des pêcheurs présents étaient bredouilles. On doit notre salut à Fabrice et son binôme du jour qui nous auront redonné la niaque alors qu’on allait les voir pour pêcher non loin d’eux. On avait prévu de prospecter large dans cette zone où ils étaient, mais le fait qu’ils aient déjà pris 2 poissons nous a remis dans le bain psychologiquement 🙂 Car on avait déjà dans l’idée de tailler la route vers le lac constant, on s’était donné une heure pour mieux tâter le terrain avant de partir.

Au fil des dérives Pierre prendra 3 poissons, Denis était trop en souffrance à cause d’un problème de dos, et moi je sauverai la bredouille avec un poisson. Ils étaient tellement gros que je n’ose montrer les photos 🙂 Il a fallu s’arracher pour les prendre ces poissons alors on était quand même fiers de nous, fiers d’avoir trouvé un début de solution aussi, qui se concrétisera un peu plus le lendemain avec Jérémy…

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Le lendemain, le 6 janvier, c’est donc Jérémy qui s’y collait. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai guidé M. Gril.

Jérémy c’est un gladiateur, je sais que je peux l’emmener dans des conditions de pêche très difficiles.

La pêche du jour précédent nous avait donné une paire d’indices. Mais par contre la même zone de pêche nous annoncera la couleur pour la journée. Là où à 2 bateaux nous avions sauvé les meubles avec environ 8 poissons, je m’attendais à un minimum d’activités dans les 2 premières heures. Mais rien, nada, nada de nada! Encore une journée de dingue en perspective 🙂

On prendra la première touche et le premier poisson au bout de 3 heures de recherche. Je lorgnais depuis un moment un One Up orange/jaune en 5 pouces dans la boîte de Jérémy. Un coloris qui me donnait des résultats l’an passé en 4 pouces, mais que je n’avais plus. Dans cette eau mâchée, à un moment donné, je décide de le mettre avec une tête plombée dip jig fluo… A la première descente je prends un semblant de touche, assez peu perceptible mais pourtant quelque chose de ferme… Ferrage. Ok, enfin le premier poisson.

A partir de là, on sauvera les meubles en s’appliquant à pêcher des profondeurs bien précises.

On utilisera l’attractant Illex Crustacé en supplément. Je ne sais pas si ça a vraiment aidé, tout ce que je peux dire c’est que les touches étaient on ne peut plus subtiles! Et à chaque sensation bizarre il fallait être très attentif.

Jérémy prendra ce poisson qui le rendra heureux comme tout, et moi tout autant. Y’a des jours où un seul poisson donne plus de bonheur que plusieurs à des moments où la pêche est facile!

J’aurai la chance de me prendre une grosse touche avec ce brochet correct, qui est venu conclure la journée.

On était vraiment là dans un cas de figure de pêche très difficile. Mais j’ai déjà hâte d’y retourner, je me demande bien ce qu’aurait donné la solution du jour avec un peu plus de temps de pêche, car on a véritablement trouvé le truc qu’en milieu de journée.

Jérémy était super content malgré la difficulté. Et moi aussi. J’ai le sentiment qu’effectivement on a vraiment pêché proprement et qu’on pouvait être un minimum satisfaits de notre ténacité! On a appris plus ce jour-là que durant bien des journées où ça mord un peu partout à n’importe quoi. C’était une sorte de cas d’école comme on les aime.

Retournons-y, vaille que vaille 🙂

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